Fr – Étape 16

Mardi 16 août 2005
Livinhac le Haut (Aveyron) – Figeac (Lot) 21 km * Cumul 393 km

2005.0801.carte16.LivinhacleHaut-Figeac

Lever 7h15. Petit-déjeuner 7h30. Départ 8h30. Nous doublons une bonne quinzaine de pèlerins dans la matinée. Nous avons rencontré Benny un hollandais d’une quarantaine d’années, chef d’entreprise, parti de chez lui il y a 2 mois. Nous communiquons en anglais. Nous essayons de marcher d’un bon pas pour éviter d’être rattrapés par les « blaireaux » qui vocifèrent derrière nous. Pause vers 13h à St Félix. D’autres pèlerins se mettent à manger. Nous repartons pour ne pas céder à la tentation. Nous achevons les dix derniers kilomètres au pas de charge. Le couvent des carmélites où nous avons fait élection se situe en centre ville. Les carmélites séparent les sexes, mais le nombre de pèlerins remet en cause leur ségrégation. Carmen, l’hospitalière qui vient d’arriver, est espagnole et parle français avec un fort accent. C’est elle qui fait à manger ce soir…

Nous étions 9, dont seulement 3 français, nous et un sexagénaire bourguignon qui espère arriver à Santiago au mois d’octobre, Benny, un couple allemand d’une trentaine d’années, lui Martin parle assez bien notre langue, elle pas du tout, un suisse-allemand des environs du lac de Constance qui fait équipe avec un autrichien parti également à pied de chez lui, et qui a déjà 1500 km dans les jambes. Ils ne réservent pas leurs gîtes, et aujourd’hui ils se sont plantés. Partis de Conques, ils avaient prévu de dormir à Montredon, mais le gîte était fermé, et ils ont dû se taper 15 km supplémentaires pour arriver jusqu’ici, soit 45 km au total. Nous avons très bien mangé : Soupe à l’ail et jardinière de légumes à l’espagnole. Chacun avait acheté quelque chose.

Après le repas, nous ne restons plus que 3 à vouloir aller visiter la ville avec Carmen. Carmen est originaire de Logroño. Un mois par an , elle vient jouer les hospitalières à Figeac, le reste du temps elle est éducatrice dans un hôpital de handicapés profonds. Nous ne verrons pas les 5 sœurs qui vivent cloîtrées dans leur bâtiment. Carmen nous apprend qu’il n’est possible de les apercevoir qu’à travers les grilles aux offices du soir (vêpres, complies). Vers 22h je reçois un coup de fil de Mimi. Vers 23h, Benny commence à manifester des signes d’impatience : Il aime bien les vieilles pierres mais il lui tarde de goûter au vin français (qu’il connaît déjà bien). Nous nous arrêtons sur une terrasse et prenons un Marcillac rouge. Il est près de minuit lorsque nous sommes de retour au Carmel. Nous nous couchons aussitôt.

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