Es – Étape 36

Lundi 7 Juin 2010
Santiago – Lyon
0 km – Cumul 907 km

J

e me suis trompé à l’accueil et j’ai prolongé la chambre de Yong au lieu de la mienne. J’ai donc dû changer de chambre. Mauvaise manœuvre : sa chambre est plus grande, mais l’autoroute est à 50 mètres de sa fenêtre. J’entendrai les voitures toute la nuit.

Pourquoi se lever tôt alors qu’il n’y a rien autre à faire qu’attendre ?… J’abandonne la chambre vers 8h15, laisse la clé sur le meuble près de l’accueil encore fermé, et me dirige vers notre resto habituel pour déjeuner : americano croissant, et, pour la première fois « churos », sorte de biscuit en forme de quenelle rainuré, peu sucré, et très agréable à manger.

Je profite des derniers instants à la gare routière pour écrire et poster mes deux dernières cartes achetées à Fisterra. Le bus est ponctuel, à 10h15 nous voilà embarqués pour 27h de voyage1. Le premier arrêt tarde, les passagers commencent à crier famine. A 14h45 le chauffeur stoppe enfin à Verin pour déjeuner. Le restaurant, pour 10€50 vin compris, est excellent. 4 entrées, 4 plats, 4 desserts au choix. J’opterai pour une empanada, côtes d’agneau salade pommes sautées, glace. Tout est copieux et très bon. Nous repartons 45 minutes après. Le bus fera encore des arrêts dans une dizaine de villes du nord de l’Espagne. Les passagers marmonnent et s’impatientent de ces ralentissements à répétition, mais que dire… Tous, depuis l’achat du billet, connaissent à la fois la durée du trajet et leur heure d’arrivée à destination.

A 20h30 nous stoppons à Suco pour dîner, à mi-chemin entre Palencia et Burgos. Compte tenu de la proximité de notre dernier repas, personne n’a faim. Personnellement, je ne prendrai qu’une bière et profiterai de la boutique proche pour acheter un jambon et un fromage local destinés à être emmenés en France. Suco est une gare routière où la plupart des passagers change de bus. Mon nouveau bus porte le numéro 71. 45 minutes après nous reprenons la route. Je ne verrai pas le passage de la frontière hispano-française, je devais dormir ou somnoler. La place dans un bus longue distance est un peu moins exiguë que dans un avion et le dossier du siège un peu plus inclinable. Nous nous arrêterons 20 minutes à Nîmes pour le petit-déjeuner sur une aire d’autoroute aux tarifs exorbitants : 5€30 pour un café jus de chaussettes, un petit croissant et un petit pain confiture.

Comme prévu nous arrivons à Lyon-Perrache gare routière à 13h, destination finale de tous les passagers du bus 71. Alain est sur site et nous ne mettrons qu’une dizaine de minutes à nous trouver.

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1  Santiago 10h15 – Pontevedra 10h30 – Vigo 11h – Porriño 11h15 – Puentearea 11h30 – La Cañiza 12h – Ribadavia 12h15 – Orense 12h45 – Xinzo de Limia 13h30 – Villaderey 13h45 – Verin 14h45 (déjeuner) – La Gudiña 15h15 – Puebla de Sanabria 15h45 – Benavente 16h45 – Tordesillas 17h45 – Valladolid 18h15 – Palencia 18h45 – Suco 20h30 (dîner, changement de bus) – Burgos 21h15 – Miranda de Ebro 22h15 – Bilbao 23h – San Sebastian 23h59 – Tarbes 3h – Toulouse 5h15 – Narbonne 7h – Montpellier 8h45 – Nîmes 9h30 (petit-déjeuner) – Avignon 10h15 – Valence 11h45 – Lyon 13h.

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Aperçu de l’équipement et budget nécessaires pour faire le Chemin dans de bonnes conditions.

Voilà, le but est atteint, la mission accomplie. Une bien belle aventure, accessible à tous, ô combien intéressante et enrichissante. Je la referai sûrement un jour, peut-être par la Voie du Nord, pour connaître de nouvelles émotions.

A un otro sol, como dicen en Guadalupe !