Es – Étape 31

Mercredi 2 juin 2010
Santiago
0 km – Cumul 812 km

P


remier matin à ne pas devoir se lever à 6h et marcher dans la froidure avec souvent rien dans le ventre et un sac sur les épaules. Premier jour à ne pas compter les kilomètres, les villages traversés et les heures de marche… un délice !

Nous sommes allés prendre nos billets de retour à l’agence dont nous avons trouvé les prospectus au Seminario. Yong veut absolument s’arrêter à Paris avant de regagner Londres où travaille sa fille, et Séoul le 12 juin. Moi, Lyon ou St Etienne en fonction du mode de transport. La jeune fille à l’agence, très serviable, et très joli, ce qui ne gâte rien, examine toutes les possibilités en fonction de notre date de retour de Fisterra samedi soir 5 juin. Le dimanche 6 s’avère le meilleur compromis prix/confort pour Yong : 182€ par Vuelling, Santiago – Charles de Gaulle Airport. Pour moi, la solution avion ne m’apparaît pas très pratique : Une nuit de bus pour me rendre de Santiago à Madrid, et un vol EasyJet Madrid – Lyon pour 110€ au total. La solution tout bus me paraît préférable, mais la compagnie ALSA ne fonctionne pas le dimanche. Je devrai donc attendre le lundi pour faire Santiago – Lyon en 27h de bus via un changement à Suco près de Burgos pour 113€. Ce qui est curieux, c’est que Santiago – Lyon ou Santiago – Paris coûtent exactement le même prix 113€, alors qu’il y a 500 km de différence !… La solution train est plus aléatoire car aucune agence n’a de visibilité sur le réseau SNCF (vive la concurrence !) et ne peut délivrer que le trajet Santiago – Hendaye à 52€. Compte tenu de la politique tarifaire fantaisiste de notre SNCF, j’ai préféré éliminer cette option.

Après l’agence, nous retournons à la cathédrale pour assister à la messe de midi en espérant voir fonctionner ce fameux « Botafumeiro », mais il n’en sera rien. La plus grande partie de la cérémonie, célébrée par l’évêque assisté d’une dizaine de prêtres, se déroulera en latin, ce qui permet à la foule hétéroclite des pèlerins de participer, du moins ceux qui se souviennent de cette époque.

Nous faisons ensuite quelques photos autour de la cathédrale, et rentrons déjeuner à notre bar restaurant d’hier au soir. En sortant du restaurant, nous allons faire un tour à la gare routière toute proche pour reconnaître les lieux de notre départ définitif, et regagnons ensuite l’albergue pour nous reposer un peu. En passant devant une épicerie, nous achetons des fruits, 2 bières et une bouteille de Rioja pour le repas de ce soir.

En ouvrant ma bière, je me rends compte qu’il s’agit de bière sans alcool… imbuvable ! Nous laisserons la deuxième sur la table de l’albergue pour qu’un amateur éventuel puisse en profiter. L’albergue dispose d’un petit supermarché en sous-sol qui recèle tout ce qu’il faut pour survivre, même des couverts en plastique et du pain (de mie, bien sûr!) La bière est sans alcool. Le distributeur de boissons délivre pour 5 centimes d’euro des gobelets à l’unité. Tous les jours, des sorties en bus vers Fisterra sont organisées pour 25€, mais pour nous, il n’est évidemment pas question de céder à cette facilité.

A Villafranca del Bierzo, je m’étais pesé chez Jesus JATO, mais j’avais des doutes sur l’exactitude de la balance. Ce matin, en passant devant une pharmacie, j’ai voulu vérifier : la balance m’annonce 66,5 kg habillé, ce qui fait environ 65 kg à poil. J’ai donc bien perdu 10 kg depuis St Jean Pied de Port. Yong, lui, en a perdu 8. L’activité, mais aussi le temps doit y être pour beaucoup.

Le Botafumeiro, encensoir en laiton argenté, haut de 1,60 m et pesant 54 kg (œuvre de l’orfèvre Losada 1851)…

20 minutes sur le Camino Francés…

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