Es – Étape 30

Mardi 1er juin 2010
Santa Irene – Santiago
25 km – Cumul 812 km

2010.0501.Carte30.SantaIrene-Santiago

Nous nous levons à 6h, en même temps que la plupart des pèlerins. Certains sont pressés d’arriver, d’autres iront jusqu’à Monte de Gozo, et attendrons le lendemain pour faire leur entrée dans Santiago, comme les pèlerins d’autrefois. Nous, nous irons directement à l’albergue déposer nos sacs et faire un brin de toilette. 3 refuges sont répertoriés sur mon guide. Nous avons choisi le 1er et le plus grand, le « Seminario Menor de Belvis », il fait 400 places, on ne risque donc guère la saturation. Les 2 autres affichent 50 et 80 places, mais je n’ai pas de plan pour y aller. J’espère que nous pourrons rester 2 nuits, sinon nous serons obligés de « changer de crèmerie » pour la 2ème nuit.

Mauvaise nouvelle, l’accueil n’ouvre qu’à 13h30, nous devrons donc patienter 90 minutes.

J’ai fait une bonne dizaine de kilomètres hier avec un japonais qui a fait son 3ème cycle d’études supérieures à Dijon dans les années 70. Il parle assez bien notre langue et m’a dit écouter régulièrement RFI pour ne pas perdre son français qu’il n’a que peu souvent l’occasion d’utiliser au Japon. Il m’a véritablement stupéfait en me citant de mémoire quasiment tous les noms de la grande équipe des Verts de l’époque !

Les bâtiments de l’ancien séminaire sont en pierre et de très belle facture. La nuit en dortoir est à 12€, et on nous a demandé à l’accueil combien de nuits nous voulions réserver, ce qui semble indiquer que ce nombre ne serait pas limité. Les chambres individuelles sont à 17€. A 12€ nous avons droit aux dortoirs de 10 à 50 lits non superposés. Comme souvent dans les refuges, un drap housse et une taie d’oreiller en papier sont fournis. Ici nous avons même droit à un drap de dessus, inutilisable mais bon ! Les couvertures sont en libre-service. Les wc, les douches et les lavabos sont chacun dans des salles séparées, et il est impressionnant de voir des salles entières équipées de 20 douches, 20 wc, 20 lavabos. La place ne manque pas, large espace autour des lits, et armoires murales fermant à clé. Les douches sont enfin civilisées : Un banc abrité pour se déshabiller, deux portemanteaux, et une tablette, près de l’unique bouton-poussoir délivrant une eau à 40° degrés environ. Le confort en quelque sorte pour la dernière étape.

Après une empanada aux pommes et un verre de rouge, nous faisons le tour de la cathédrale et entrons pour visiter le tombeau de St Jacques. Nous respectons la tradition et donnons l’accolade à sa statue en déposant nos intentions. Le « botafumeiro1 », un énorme encensoir en laiton argenté d’une cinquantaine de kilo est suspendu au milieu de la nef centrale. Je suis impatient de le voir en action.

La faim se manifestant, nous nous éloignons du quartier de la cathédrale aux tarifs prohibitifs (verre de vin à 2€ même pas bon). Sur la route de retour vers le Seminario nous dînons dans un café d’une énorme assiette de crudités, tranches de jambon cru, omelette aux pommes de terre, et d’une bouteille de Rioja pour 11€ seulement. Rien à redire, très bon, très bien.

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Son existence est mentionnée dès le XIIIe siècle. Une équipe de 8 hommes les « tiraboleiros » a pour charge de diminuer ou d’augmenter la longueur de la corde au fur et à mesure que l’amplitude du balancement s’accroît jusqu’à atteindre 80°.

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