Es – Étape 27

Samedi 29 Mai 2010
Barbadelo – Hospital da Cruz
30 km – Cumul 729 km

2010.0501.Carte27.Barbadelo-HospitaldaCruz

Les cons commencent à remuer dès 5h du matin, ce qui fait qu’à 6h tout le monde est « sur le pont » et qu’il n’est plus possible de dormir. Nous nous retrouvons à marcher comme des imbéciles dès 6h30, et nous sommes pourtant les pénultièmes à quitter le refuge. Le bar, à 2 km, est en train d’ouvrir lorsque nous passons. Les serveuses ont encore les yeux embués de sommeil. Elles ont manqué la cinquantaine de pèlerins affamés partis devant nous. Tant pis pour elles : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Nous stoppons 20 minutes pour déjeuner d’un « americano y tostadas ».

Comme à notre habitude, nous marchons d’un bon pas et dépassons la plupart des pèlerins partis devant nous et d’autres, inconnus, qui ont dû dormir ailleurs. A Portomarin, nous ne nous arrêtons que le temps de faire quelques photos. A midi nous sommes à Gonzar terme théorique de notre étape, mais le refuge n’ouvre qu’à 13h. Nous prenons donc la décision de continuer plutôt que d’attendre le dégel comme des pingouins. A Hospital da Cruz (Ventas de Naron), il est 12h50 et le refuge est sur le point d’ouvrir, nous décidons de stopper là pour aujourd’hui.

Nous sommes les seconds arrivés pour la deuxième fois. Cette aubaine nous permet de choisir nos lits et de ne faire la queue nulle part. Douche, petite lessive, uniquement les chaussettes puisque nous n’avons que peu transpiré aujourd’hui. Compte tenu du temps couvert et des basses températures. « Cañas y copas de vino tinto » (bières pression et verres de vin rouge) au bar restaurant proche du refuge et deux bocadillos au jambon de campagne. 1€ le verre de vin et 3€50 le sandwich, les prix croissent à mesure que l’on s’approche de Santiago. Les pèlerins sont une manne pour toutes les régions traversées par le Chemin. Les refuges à 5€ permettent de canaliser le flot de pèlerins qui ira irriguer ensuite le commerce local pour boire et se nourrir. Au bar, un coiffeur australien d’origine française qui est descendu à l’hôtel me demande si je peux lui sécher du linge à la machine du refuge. J’accepte bien sûr, et 2h après il récupère son linge sec pour 2€. Après-midi écriture. Repas au même bar restaurant proche du refuge, rien que de très banal. Dodo 21h.

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