Es – Étape 26

Vendredi 28 Mai 2010
Triacastela – Barbadelo
25 km – Cumul 699 km

2010.0501.Carte26.Triacastela-Barbadelo

Levé 6h. Avant de partir nous déjeunons au resto d’hier au soir d’un « americano » (grand café noir) et de tostadas et terminons comme chaque matin par un grand « vaso de agua fresca » (verre d’eau fraîche). Nous avons dû traîner un peu car lorsque nous remettons le sac à l’épaule il est 7h25. Les trois-quarts de l’étape d’aujourd’hui se déroulent en forêt. Nous marchons vite et rattrapons comme chaque jour quantité de pèlerins. A Sarria nous achetons un morceau de pain et 2 bières que nous consommons illico sur un banc public. La plupart de nos compagnons d’hier font étape à Sarria. Nous, nous poursuivons sur 5 km jusqu’à Barbadelo parce que mon livre nous conseille cette étape. Yong entérine car pour seul guide, il ne dispose que d’un dépliant ne mentionnant que les villages traversés, le kilométrage et s’il y a ou non des hébergements. C’est tout de même un peu succinct.

La pension Carmen recommandée est complète, nous devons nous replier sur le refuge municipal et attendre bien entendu l’ouverture à 13h. Douche de merde sans tablette, eau chaude eau froide séparées avec des robinets qui ont un jeu d’un demi tour et permettent donc alternativement de se geler et de s’ébouillanter. Deux bacs à lessive extérieurs dont un bouché. Il fait froid, entre 10 et 15° sans doute, et nous mangeons sous l’auvent le morceau de jambon cru que nous avons acheté hier. Nous sommes fin Mai, et je remarque que la date limite de consommation est écoulée depuis le 16/2… mais il est très bon quand même. Le fromage par contre est assez insipide, sans doute un de ces morceaux de « savon » dont les pays du nord ont le secret. J’ai trimballé dans mon sac le reste d’une bouteille de vin de Galice achetée 6€ hier au supermercado… et il est toujours aussi bon!

Yong est allé dormir, moi siroter quelques bières à la buvette champêtre installée dans un pré tout proche à l’intention des pèlerins. J’ai mon pull et ma veste de pluie, mais je n’ai pas chaud quand même. De retour au refuge, une anglaise me demande si je n’ai pas un peu de sel. Je lui réponds que non. Elle mangera ses pâtes dans sa gamelle et avec les doigts car les couverts et les ingrédients de base ont disparu de la cuisine. On raconte sur le Chemin que ce sont les restaurateurs locaux qui pillent les auberges pour obliger les pèlerins à visiter leurs établissements…

Nous allons manger à 20h à la pension Carmen où nous retrouvons un couple de québécois rencontré au refuge. Soupe galicienne, Yong boulettes de viande, moi merlu frites, gâteau ou fromage. Dodo 21h30.

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