Es – Étape 24

Mercredi 26 Mai 2010
Villafranca del Bierzo – O Cebreiro
28 km – Cumul 652 km

2010.0501.Carte24.VillafrancadelBierzo-OCebreiro

Nous déjeunons copieusement au refuge pour 3€ avant de partir : tostadas beurre confiture et omelette aux pommes de terre à volonté, café, thé, chocolat, jus. Tout est en libre service. Nous nous mettons en route un peu avant 7h. Belle petite ville que Villafranca del Bierzo (5000 habitants), traversée par le rio Valcarce. 3 grandes églises, cela paraît un peu beaucoup, mais c’est ainsi un peu partout en Espagne. Nous suivons le rio Valcarce pendant environ 20 km. La vallée est traversée en de multiples endroits par des viaducs étonnamment hauts. L’un d’entre eux supporte l’autoroute Madrid – La Coruña. Cette hauteur a au moins l’avantage de préserver la tranquillité de la vallée, mais je suppose que le coût a dû en être faramineux. Nous marchons comme des malades pour abattre au plus vite ces satanés kilomètres, prenant une photo par-ci par-là. Au 10ème km Yong lâche prise, je ne le reverrai pas avant O Cebreiro. Les 6 derniers km sont particulièrement éprouvants qui nous font passer de 700 à 1300 mètres par un chemin de chèvres, et la pluie s’est mise à tomber. Le sentier déjà escarpé se transforme en un nouveau champ de merde. J’accélère encore le pas et rattrape quantité de pèlerins à bout de souffle. A 12h30 je suis devant le refuge municipal d’O Cebreiro, 75 places. Une dizaine de personnes font déjà la queue, sans doute parties plus tôt car je n’ai jamais été dépassé.

Il faut attendre l’ouverture de l’accueil à 13h. Il pleut, il vente, et tout le monde a froid. Avec ces basses températures, dès qu’on ne marche plus on grelotte. Malgré la fatigue, j’ai trop froid pour rester assis sur le banc devant l’édifice, je m’agglutine aux autres dans les 5 ou 6 m²du renfoncement devant la porte d’entrée.

Yong arrive pile à l’ouverture de l’accueil. Il n’est pas très content bien sûr que je ne l’aie pas attendu, mais c’est sans conséquence. 5€. Putain, il n’y a pas de couvertures, je vais encore devoir dormir avec mes vêtements de pluie. Douche, linge, bières, repos en attendant le resto du soir. J’ai lavé mon linge, mais il ne risque pas de sécher, dehors il continue de pleuvoir et la buanderie est saturée d’humidité. Machine à laver et machine à sécher sont prises d’assaut. Sur les radiateurs verticaux de la salle de douche, j’ai bricolé une installation de ficelles sur 3 niveaux où j’ai pu accrocher mes vêtements.

A 19h nous allons dîner au resto le plus proche. Le patron a travaillé en France et parle assez bien français bien qu’il s’en défende. Pour 9€ nous avons le choix entre 3 entrées, 3 plats et 3 desserts. Nous optons pour une soupe galicienne qui s’apparente beaucoup à notre soupe aux choux, côte de porc frites et fromage au miel pour Yong, 2 tranches de jambon de campagne frites et tarte Santiago pour moi. Le vin est aussi excellent, ce qui n’a pas toujours été le cas.

A 20h30 nous sommes au lit, il pleut toujours, et nous ne sommes guère rassuré pour demain…

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