Es – Étape 18

Jeudi 20 Mai 2010
Reliegos – León
30 km – Cumul 487 km

2010.0501.Carte18.Reliegos-Leon

Levé 6h. Nous mangeons à l’albergue (auberge) les fruits achetés hier : 2 bananes et 2 oranges chacun. A 6h50 je commence à traîner ma patte malade dans les rues du village. Le Chemin va s’avérer sans grand intérêt aujourd’hui : plat, environné de terres à blé, et la proximité infernale de cette Nationale 120 qui nous poursuit depuis Logroño. Encore 5 ou 6° ce matin, pas davantage. Sur 30 km, nous ne nous arrêterons qu’une seule fois dix minutes pour pisser et enlever nos pull. L’arrivée dans les grandes villes est toujours exaspérante : on croit être arrivé, et il reste encore 5 à 7 km de banlieues ou de zones industrielles, des passerelles, des avenues interminables à parcourir avec des pieds de plus en plus lourds. Nous franchissons la porte de l’albergue à 11h45, mais nous devons attendre 12h30 pour accomplir les formalités d’usage (crédentiale, passeport ou carte nationale d’identité exigés). Malgré notre performance, nous ne sommes pas les premiers. Une dizaine de personnes sont déjà là, des cyclistes en majorité. Pour eux, bien sûr, c’est beaucoup plus facile, mais il y a aussi des gens qui n’ont fait que 15 à 20 km dans la matinée.

Le refuge municipal de 64 places est moderne, avec de petites chambres de 8 lits superposés, des couvertures, le chauffage aussi dont nous n’aurons pas besoin aujourd’hui puisqu’il fait un soleil radieux. Chaque lit dispose, ô luxe, d’une solide table de chevet où poser son sac. Douches sans tablette comme d’habitude. Nous l’avons préféré au refuge du couvent Sainte Marie car il était plus proche de notre point d’arrivée. Nous n’avions plus de jambes.

Après nos ablutions coutumières, nous sortons acheter des bières et de quoi attendre le repas du soir : 1 kg d’olives vertes et une boite de moules à la sauce tomate, que nous ingurgitons tranquillement dans le jardin du refuge autour d’une table ensoleillée.

Avec leurs heures d’ouverture particulières, je n’ai encore pas pu acheter de cartes postales. Nous dînons dans un bar pour 8€ seulement, mais pas terrible, rien que du très banal. Le garçon débordé par l’arrivée d’une classe d’enfants, n’a pas le temps de nous expliquer, ce qui fait que nous choisissons au hasard : je tombe sur une salade de pommes de terre et du blanc de volaille avec des frites, pouah !… Nous rentrons dormir aussitôt après car demain il y a encore 32 km au programme. Nous sommes contraints de dormir fenêtres ouvertes tant il fait chaud, les robinets des radiateurs étant inopérants.

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