Es – Étape 04

Jeudi 6 Mai 2010 Pamplona – Puente la Reina . 25 km – Cumul 94 km

2010.0501.Carte04.Pamplona-PuentelaReina

Yong s’est levé à 6h, j’ai bien été obligé de suivre malgré mon peu d’entrain. Heureusement, les vêtements sont secs. L’imbécile de service m’a conseillé un séchage rapide de 20mn hier et je n’ai pas osé renouveler l’opération compte tenu de la file d’attente devant les machines. Par bonheur j’ai pu tendre de la ficelle sous le lit du haut et mettre pendre nos hardes humides, le chauffage électrique a fait le reste.

A 6h45 nous quittons à regret ce nid douillet que nous craignons de ne pas retrouver de sitôt. Nous lisons 7° sur une enseigne pharmaceutique. Aucun bar n’est ouvert à cette heure. Nous traversons Pampelune et déjeunons en 20mn à la sortie d’un grand café et d’un pain au chocolat. Les km s’enchaînent sous une pluie fine intermittente. C’est une étape de merde, une de plus, où nous pataugerons dans la boue toute la journée. Des chemins de terre à n’en plus finir, détrempés par la pluie avec une boue grasse, épaisse. Il faut arracher chaque pas à cette mélasse qui colle aux chaussures.

Nous mettrons 6h pour faire les 25km. Le refuge « Los Padres Reparadores » (Les Pères Réparateurs) est à l’entrée de la ville, 100 places divisées en chambres de 10 lits superposés. Le tarif de 4€ est vraiment symbolique. Malheureusement les machines à laver et à sécher sont uniques. Nous renonçons et faisons notre lessive à la main… et à l’eau froide. Les fils d’étendage sont dans une petite prairie jouxtant l’immeuble, il y fait un froid de canard. Ces épingles de couleur, quelle merde ! Je me rends compte qu’elles ne sont pas en inox mais en fer. Elles n’entrent pas entre les mailles des tissus et se tordent à la moindre pression. Je me promets bien en rentrant d’aller détruire d’un coup de ciseaux tout le stock du présentoir d’Auchan, de sorte qu’ils cessent « d’entuber » les pauvres gens.

Il n’y a pas de chauffage dans les chambres, les radiateurs sont froids, mais heureusement des couvertures. Elles me semblent assez légères, j’en accapare donc deux. La plupart des pèlerins ont des sacs de couchage, pas moi. J’étais loin d’imaginer en avoir besoin en Espagne à cette époque. En 2005 avec Julie, nous avons fait la totalité du Chemin français avec un drap et nous n’avons souffert du froid que les deux fois où nous avons dû nous contenter de caravanes. Il est vrai que la période (août septembre) n’était pas la même. Ne m’attendant pas à ce temps de merde, je suis parti avec des vêtements bien trop légers et sous-équipé. Je m’en souviendrai…

Jusqu’à présent, nous n’avons rien visité : trop fatigués, trop crottés, et le temps ne s’y prête vraiment pas. Rares sont les pèlerins qui s’attardent en cours de route. Nous passons le reste de l’après-midi à nous reposer sur nos lits et à écrire.

Vers 18h il fait 13°, nous sortons faire un tour en ville, nous avons le temps de visiter une église avant sa fermeture sur les trois que compte Puente la Reina, deux du XIIème siècle et une du XVème, très beau retable doré. Les ruelles et les maisons sont magnifiquement restaurées et entretenues. Nous photographions le fameux « Pont des Pèlerins » construit au XIème siècle par la reine de Navarre émue de les voir fréquemment se noyer en tentant de traverser le rio Arga affluent de l’Ebre.

Yong veut absolument manger des hamburgers (ils sont fous ces Coréens), mais nous ne trouvons aucune boutique de ce genre. A 19h nous nous arrêtons dans un bar-restaurant au menu varié, 9€50 (vin compris comme toujours), et miracle opportun, des hamburgers figurent dans la liste. Nous nous décidons finalement pour : pastas a la bolognese (pâtes à la bolognaise), hamburger pommes de terre sautées, une orange pour Yong et une glace pour moi.

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